Cette affection cutanée, largement répandue et qui devient le cauchemar de plus en plus de chevaux et propriétaires si difficile à traiter à pour responsable un moucheron de petite taille (0.6 à 6mm) appelé Culicoïde.
Les zones touchées
Le plus souvent l’affection se retrouve et se développe principalement sur la ligne du dessus, la tête, la base du toupet et de la crinière,la croupe, la naissance de la queue.
Les signes extérieurs
- Prurit : fortes démangeaisons
- Crinière et queue dénudées
- Dermatite papulocroûteuse et prurigineuse
- Cheval nerveux, anxieux, parfois immontable, agressif vis à vis de ses soigneurs
- Le cheval se gratte sur n’importe quel objet à sa portée, parfois frénétiquement et jusqu’au sang.
- Le cheval s’agite, en remuant sa queue vigoureusement.
- Il se roule souvent.
- Les bâillements sont répétés.
- Il secoue la tête.
- Il demande fréquemment à ses compagnons de le toiletter.
- Il n’est plus à l’aise et souvent fait » les cent pas « , surtout pendant les périodes où les moucherons sortent, ceci pour tenter d’éviter ses agresseurs.
Le « cycle »
Les premiers signes n’apparaissent qu’ après 3 ou 4 saisons au pré et sur une période s’échelonnant du printemps au début de l’été.
On trouve jusqu’à deux générations par an selon les espèces et par conséquent une recrudescence des attaques fin août début septembre.
Leur activité est crépusculaire, concentrée entre 19 et 22 heures, et par beau temps, le matin.
Environnement favorable aux moucherons
- Température douce : 15 à 35 °
- Peu de soleil
- Pas de vent – leur plus grand ennemi
- Pas de pluie
- Humidité : eau douce saumâtre, cours d’eau
- Lieux riches en matières végétales en décomposition (matière azotée) pour le développement des larves
Le moucheron est telmophage : il dilacère les tissus pour créer une nappe de sang. Comme ce n’est pas un moucheron, mais des milliers de moucherons qui attaquent, les chevaux deviennent hypersensibles aux culicoïdes, provoquant la douleur et une réaction locale de type oedème ou erythème. Le culicoïde peut devenir vecteur d’autres maladies.
Préventions et soins
- Confiner les chevaux dans des boxes fermés au crépuscule et aux premières heures de la journée
- Ventilation active dans les bâtiments ouverts
- Lumières jaunes dans les bâtiments ouverts
- Couverture avec capuche pour le pré
- Produit répulsif( à renouveler régulièrement)
- Limiter les accumulations d’eau : drainer les prairies, abreuvoirs qui ne fuient pas et changer souvent l’eau, enlever les récipients abandonnés (pneu, bassine)
- Pommades locales (distri’derm)
La Dermite Estivale peut être confondue avec :
- Défaut de vermifugation, les oxyures provoquent alors des démangeaisons, mais elles sont localisées uniquement à la QUEUE
- Teigne : les dépilations sont circulaires et apparaissent en automne et hiver
- Gale : apparait en hiver
Sources : Manuel du vétérinaire pour propriétaires de chevaux Nancy S Loving
Dr & Mrs E O Greaves Pays de Galles
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