Cheval en surpoids : prévenir le syndrome métabolique naturellement

Cheval en surpoids : prévenir le syndrome métabolique naturellement

Catégories : SANTE DU CHEVAL

Cheval en surpoids & syndrome métabolique : prévenir la fourbure avec une approche naturelle

Un cheval « bien en chair » est parfois perçu comme un cheval en bonne santé. En réalité, le surpoids et l’obésité font partie des principaux facteurs de risque de la fourbure et du syndrome métabolique équin (SME). Pour les chevaux rustiques, les poneys et les chevaux de loisirs peu travaillés, c’est un enjeu de santé majeur.

Chez DistriHorse33, nous rencontrons régulièrement des chevaux « trop ronds » qui présentent déjà des signes d’inconfort : pieds chauds, locomotion délicate sur sol dur, essoufflement rapide, difficulté à perdre du poids malgré une ration raisonnable… L’objectif de cet article est de vous aider à :

  • comprendre ce qu’est le cheval en surpoids et le syndrome métabolique équin,
  • identifier un cheval à risque de fourbure liée au métabolisme,
  • adapter alimentation et gestion pour prévenir les complications,
  • découvrir comment les plantes et compléments naturels peuvent accompagner cette démarche, sans remplacer le travail de fond sur la ration.

Comme toujours, les conseils proposés ici ne remplacent pas un diagnostic vétérinaire, surtout en cas de fourbure déjà déclarée ou de suspicion de Cushing.


1. Cheval en surpoids : bien plus qu’un défaut esthétique

On parle de cheval en surpoids lorsque son état corporel dépasse le simple « bon gras ». L’encolure est très arrondie, les côtes sont difficiles à sentir, la base de la queue est enveloppée de graisse, la ligne de dos est épaissie. À ce stade, les conséquences ne sont plus seulement esthétiques.

Le surpoids entraîne notamment :

  • une surcharge des articulations et des tendons, avec un risque accru d’arthrose et de boiteries,
  • un impact sur la respiration et la thermorégulation, surtout par forte chaleur,
  • un risque accru de syndrome métabolique équin (SME),
  • une augmentation nette du risque de fourbure endocrine (fourbure liée au métabolisme et aux hormones).

En d’autres termes, un cheval trop gros n’est pas seulement « dodu » : il est potentiellement fragile, en particulier au niveau des pieds, du système cardio-métabolique et des articulations.


2. Syndrome métabolique équin (SME) : de quoi parle-t-on ?

Le syndrome métabolique équin est un ensemble de perturbations qui touchent la manière dont l’organisme du cheval gère l’énergie, en particulier les sucres (glucides). Il s’accompagne souvent de :

  • surpoids marqué voire d'obésité, surtout chez les chevaux rustiques et les poneys,
  • résistance à l’insuline : l’organisme répond moins bien à cette hormone, ce qui perturbe l’utilisation des sucres,
  • prédisposition importante à la fourbure, parfois déclenchée par des apports en sucres pourtant modérés.

Ce syndrome est souvent déclenché ou aggravé par :

  • une alimentation trop riche en sucres et amidons (herbe de printemps, foins très riches, concentrés céréaliers),
  • un manque d’exercice au quotidien,
  • une prédisposition génétique (certaines races rustiques, poneys, chevaux de type « facile à l’entretien »).

2.1. SME, Cushing et fourbure : quelles différences ?

Le syndrome de Cushing (ou PPID) est une maladie hormonale fréquente chez le cheval âgé, liée à un dysfonctionnement de l’hypophyse. Il entraîne lui aussi une augmentation du risque de fourbure, souvent associée à des poils longs qui muent mal, une fonte musculaire et une soif accrue.

Le SME, lui, touche des chevaux souvent plus jeunes ou d’âge moyen, et il est davantage lié au surpoids, à la résistance à l’insuline et à l’excès de sucres dans la ration. Les deux tableaux peuvent parfois coexister (par exemple, un cheval Cushing également en surpoids).

Dans tous les cas, la fourbure endocrine (liée à Cushing ou au SME) reste une urgence vétérinaire. L’intérêt de la prévention est justement d’éviter d’en arriver là.


3. Comment reconnaître un cheval à risque ?

3.1. Les signes visuels à surveiller

Quelques indicateurs simples peuvent vous alerter :

  • Note d’état corporel élevée : les côtes sont difficiles à sentir, l’encolure est très ronde, le dos est épais, la base de la queue est entourée de graisse ;
  • Encolure crêtée : une crête graisseuse dure et marquée au sommet de l’encolure, typique chez les poneys et chevaux rustiques ;
  • Graisse localisée : amas graisseux fermes derrière les épaules, au-dessus des côtes, autour de la queue ;
  • Cheval qui grossit « avec peu » : prise de poids rapide à la mise à l’herbe ou avec une ration a priori modérée.

3.2. Profils typiques à risque

  • Poneys et petits chevaux rustiques (Fjord, Haflinger, Shetland, etc.) au pré riche,
  • Cheval de loisir monté occasionnellement avec accès libre à une herbe abondante,
  • Cheval d’âge moyen à élevé qui a conservé une ration « de sport » alors que son activité a nettement diminué.

3.3. Quand envisager un bilan vétérinaire ?

Un bilan vétérinaire est recommandé si :

  • le cheval présente déjà des épisodes de fourbure, même légers,
  • vous observez un surpoids important malgré une ration apparemment adaptée,
  • le cheval a des antécédents familiaux de Cushing ou de problèmes métaboliques,
  • des signes comme une soif accrue, un poil qui mue mal, une fonte musculaire ou des changements de comportement apparaissent.

Le vétérinaire pourra proposer :

  • un examen clinique et une prise de sang (dosage de l’insuline, de l’ACTH, etc.),
  • un suivi du poids et de la note d’état corporel,
  • des recommandations personnalisées sur l’alimentation et la gestion du cheval.

4. Adapter l’alimentation : la base de la prévention

Chez un cheval en surpoids ou à risque de SME, l’enjeu principal est de maîtriser les apports en sucres et amidons, tout en respectant les besoins fondamentaux du cheval, notamment en fourrages. L’objectif n’est pas de « mettre au régime sec », mais de retrouver un équilibre entre apports et dépenses.

4.1. Le rôle central du fourrage

Le cheval reste un herbivore monogastrique conçu pour consommer des fibres tout au long de la journée. Il n’est pas question de supprimer le foin, mais de le gérer différemment :

  • Privilégier un foin de bonne qualité, mais pas trop riche en sucres (éviter les foins très précoces ou issus de prairies très fertilisées),
  • Limiter l’accès illimité au foin chez le cheval en surpoids, en rationnant la quantité quotidienne tout en la répartissant sur la journée,
  • En cas de cheval très à risque, après avis vétérinaire ou nutritionnel, il est possible de faire tremper le foin pour diminuer une partie des sucres solubles avant distribution.

4.2. Limiter les sucres et amidons

Pour un cheval en surpoids ou prédisposé au SME, il est recommandé de :

  • Réduire, voire supprimer, les concentrés riches en céréales (orge, avoine, maïs) lorsque l’activité ne les justifie pas,
  • Privilégier, si besoin, des aliments « low starch / low sugar » spécialement formulés,
  • Surveiller étroitement l’accès à l’herbe de printemps, très riche en sucres, surtout chez les poneys et chevaux rustiques.

Une mise à l’herbe non contrôlée d’un cheval en surpoids ou SME est l’un des contextes les plus fréquents de fourbure de pâturage.

4.3. Rythme des repas et gestion de la satiété

Le cheval est fait pour manger très souvent, mais en petites quantités. Pour éviter le stress et les troubles digestifs tout en contrôlant les apports :

  • Fractionner les apports de foin sur la journée,
  • Utiliser des filets à foin à petites mailles pour ralentir l’ingestion et prolonger le temps d’occupation,
  • Éviter de laisser le cheval de longues heures sans rien à grignoter (risque d’ulcères, de coliques et de stéréotypies).

4.4. Eau, minéraux et équilibre global

Une ration adaptée au cheval en surpoids doit rester complète et équilibrée :

  • accès permanent à une eau propre,
  • apport en minéraux et vitamines via un CMV adapté ou une pierre à sel enrichie, en fonction des besoins,
  • vérification régulière de l’état dentaire, qui conditionne la bonne mastication du fourrage.

5. Mouvement et environnement : des alliés incontournables

La gestion du poids et du syndrome métabolique ne passe pas seulement par l’assiette. Le mouvement quotidien est un pilier tout aussi important, autant pour le physique que pour le moral.

5.1. Favoriser l’activité spontanée

  • Aménager un paddock dynamique (type paddock paradise) qui incite le cheval à marcher pour aller d’un point à un autre (eau, foin, abri),
  • Éviter les petits paddocks carrés où le cheval reste près du râtelier sans bouger,
  • Limiter l’accès permanent à une herbe très riche : privilégier des zones plus pauvres, des bandes de pâturage rationnées ou un temps d’accès contrôlé.

5.2. Travail adapté à son niveau et à sa santé

Si l’état locomoteur le permet (et en accord avec le vétérinaire) :

  • Mettre en place des sorties quotidiennes au pas (monté ou en main),
  • Augmenter progressivement la durée et l’intensité du travail, sans brûler les étapes,
  • Privilégier un travail qui améliore la souplesse, l’endurance et la mobilité, plutôt que des efforts ponctuels très intenses.

Le mouvement contribue à :

  • améliorer la sensibilité à l’insuline,
  • favoriser la circulation sanguine, notamment dans les pieds,
  • soutenir le moral et la qualité de vie du cheval.

6. Plantes & compléments naturels : un soutien intéressant, mais jamais magique

Une fois la base posée (alimentation adaptée, gestion de l’herbe, mouvement), les compléments naturels peuvent venir en renfort. Chez DistriHorse33, nous développons depuis 2008 des formules à base de plantes, vitamines, minéraux et nutriments pour accompagner ces profils sensibles.

Il est important de rappeler qu’il n’existe pas de produit qui fasse « maigrir » un cheval par miracle. En revanche, certains compléments peuvent :

  • soutenir le foie et les reins lors des adaptations alimentaires,
  • aider la circulation, notamment au niveau des extrémités,
  • contribuer à un meilleur confort général et à la récupération.

6.1. Drainage hépato-rénal : accompagner le métabolisme

Le foie et les reins sont très sollicités lors des changements d’alimentation (mise à l’herbe, réduction des concentrés, modification de la ration). Un drainage doux et raisonné peut être intéressant, en particulier :

  • lors des changements de saison,
  • après une période de surconsommation (herbe très riche, excès de concentrés),
  • chez les chevaux à risque métabolique, en concertation avec le vétérinaire.

Dans ce cadre, des produits comme :

  • Distri’Epatik – Drainant cheval naturel,
  • Distri’Bardane – Détoxifiant naturel,

peuvent accompagner un travail sur la ration et la gestion, dans une logique de détoxification douce.

6.2. Circulation & fourbure : soutenir les pieds fragiles

Chez un cheval en surpoids ou prédisposé au SME, les pieds sont un point de vigilance permanent. Outre le parage régulier et le suivi maréchal / pareur, il peut être pertinent d’accompagner la circulation sanguine au niveau des extrémités.

Par exemple, le complément :

  • Distri’Tonic Blood – Engorgement & fourbure du cheval

a été formulé pour :

  • encourager la circulation sanguine,
  • limiter les engorgements,
  • accompagner les chevaux prédisposés aux problèmes circulatoires périphériques, notamment dans le contexte de fourbure.

Il ne remplace évidemment pas les mesures d’urgence en cas de fourbure (intervention vétérinaire, gestion du parage, adaptation stricte de la ration), mais peut s’inscrire dans une stratégie globale de soutien.

6.3. Digestion & valorisation de la ration

Certaines plantes et compléments peuvent aider à :

  • améliorer la digestion des fibres,
  • optimiser la valorisation d’une ration plus simple (foin + CMV),
  • soutenir le microbiote intestinal dans une phase de changement alimentaire.

Vous pouvez par exemple vous référer à nos articles sur le microbiote et la digestion :

  • Microbiote et immunité du cheval : le duo gagnant pour sa santé
  • Digestion du cheval : comprendre et prévenir les troubles courants

Avant d’introduire un complément, il est toujours utile de se poser la question : « Qu’est-ce que je cherche à améliorer précisément ? » et de vérifier la cohérence avec la ration globale.


7. Routines quotidiennes : surveiller sans s’alarmer

La prévention du SME et de la fourbure passe aussi par une observation régulière de votre cheval. Mieux vaut détecter tôt de petites évolutions que réagir à une crise installée.

7.1. Suivi de l’état corporel

  • Noter régulièrement la note d’état corporel (NEC / BCS) sur une échelle 1–5 ou 1–9,
  • Surveiller l’épaisseur de l’encolure, la graisse à la base de la queue et la facilité à sentir les côtes,
  • Prendre des photos régulières (profil, face, dessus) pour suivre l’évolution visuelle.

7.2. Surveillance des pieds

Les pieds sont un indicateur précieux :

  • vérifier régulièrement la chaleur des sabots,
  • palper le pouls digité (face interne et externe du paturon) à la recherche d’une pulsation anormalement forte,
  • observer la locomotion sur sol dur : un cheval qui marche sur des œufs ou se montre plus réticent à avancer doit alerter.

Pour aller plus loin sur la santé des pieds, vous pouvez consulter :

  • Sabot du cheval : entretenir et renforcer naturellement
  • Quelle cure pour des sabots solides ? Biotine, zinc ou prêle

7.3. Comportement et forme générale

  • Un cheval plus apathique, qui se déplace moins, peut cacher une douleur,
  • Un cheval qui refuse d’avancer ou qui change brutalement de comportement (agressivité, nervosité, repli) doit faire l’objet d’une attention particulière,
  • La qualité du poil, la fréquence des mues, l’apparition d’une transpiration anormale peuvent orienter vers un bilan hormonal (suspicion de Cushing, par exemple).

8. Quand consulter en urgence ?

Certaines situations nécessitent une intervention vétérinaire rapide, sans attendre que les choses se résolvent seules :

  • le cheval refuse de se déplacer ou semble cloué au sol,
  • il marche très difficilement, en posant les pieds avec grande précaution, surtout sur sol dur,
  • les pieds sont anormalement chauds et le pouls digité est très fort,
  • il présente des signes d’abattement marqué, de douleur évidente, de perte d’appétit, voire de fièvre.

Dans ces cas, le recours au vétérinaire est prioritaire. Les compléments et plantes pourront venir, le cas échéant, en accompagnement dans un second temps, lorsque la situation est stabilisée et que la stratégie de prise en charge est clairement définie.


9. En synthèse : aider le cheval en surpoids à éviter la fourbure

Le cheval en surpoids ou atteint de syndrome métabolique équin n’est pas un cas isolé : c’est aujourd’hui une situation fréquente, en particulier chez les chevaux de loisirs et les races rustiques. La bonne nouvelle, c’est que de nombreuses actions peuvent être mises en place pour prévenir la fourbure et améliorer durablement sa qualité de vie.

Pour réduire le risque de fourbure et préserver sa santé à long terme, les axes majeurs sont :

  • une alimentation adaptée, avec maîtrise des sucres et amidons et gestion raisonnée du fourrage,
  • un environnement qui stimule le mouvement et limite l’accès à l’herbe trop riche,
  • une routine de surveillance des pieds, de l’état corporel et du comportement,
  • l’appui du vétérinaire pour poser un diagnostic et ajuster la prise en charge au cas par cas,
  • l’utilisation réfléchie de compléments naturels (drainage, circulation, soutien digestif) pour accompagner ces adaptations.

Depuis 2008, DistriHorse33 fait le choix de formules simples, naturelles et transparentes, pour aider les propriétaires à prendre soin de leurs chevaux avec cohérence et bon sens. Si vous avez un doute sur la situation de votre cheval (surpoids, risque de fourbure, SME ou Cushing), n’hésitez pas à :

  • en parler à votre vétérinaire,
  • nous contacter pour un conseil personnalisé sur les plantes et compléments les plus adaptés à son profil.

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