Équithérapeute : métier, formation et rôle du cheval
Équithérapeute : métier, formation et rôle du cheval dans l’accompagnement
Le cheval peut être bien plus qu’un partenaire d’équitation. Dans certaines situations, il devient un véritable médiateur dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap, de difficultés sociales, éducatives ou psychologiques. Mais que fait réellement un équithérapeute ? Quelle formation faut-il suivre ? Et comment choisir un professionnel ?
Cet article nous a été fourni par Tiphaine Blainville, auteure du site The Horse Riders. Merci à elle d’avoir consenti à nous laisser relayer son travail. Les textes et les photographies originales demeurent son entière propriété.
L’article ci-dessous reprend l’interview originale de Violette, publiée à l’époque sur The Horse Riders. Une seconde partie a été ajoutée afin de mettre à jour les informations et de présenter les évolutions du domaine depuis la publication de cette interview.
Une interview pour découvrir le métier d’équithérapeute
À savoir avant de commencer
Au moment de la publication de cette interview, les formations et les différentes appellations utilisées autour de l’équithérapie pouvaient déjà prêter à confusion. Cette situation n’a pas totalement disparu.
En France, il est important de distinguer l’équithérapie des activités d’équitation adaptée, de l’hippothérapie ou encore de l’équicie. Ces pratiques peuvent toutes utiliser le cheval, mais leurs objectifs, les qualifications des intervenants et leur cadre d’intervention ne sont pas nécessairement les mêmes.
Nous reviendrons sur ces différences dans la seconde partie de cet article.
1. Comment la passion des chevaux est-elle entrée dans ta vie ?
À vrai dire, un peu par hasard. Je devais avoir sept ou huit ans quand ma mère, que je ne voyais pas souvent en raison d’une longue hospitalisation, m’a amenée en forêt dans le but de louer un vélo.
Malheureusement – ou heureusement avec le recul –, la boutique de location était fermée, ce qui ne m’a pas du tout fait plaisir. Au bout de l’allée, il y avait un petit poney-club. La balade en vélo s’est alors transformée en baptême à poney.
Et voilà : j’ai fait partie des mordues ! Même si je ne suis devenue cavalière régulière que quelques années plus tard.
2. Comment as-tu eu l’idée d’en faire ton métier ?
Là encore, les hasards de la vie…
En effet, depuis longtemps, mon moniteur me disait de passer différents diplômes, d’abord l’ATE puis mon monitorat, mais ce n’était pas ce que je voulais faire. Le cheval et l’équitation devaient rester une passion, pas un métier.
Je voulais m’occuper des personnes en « marge » de la société.
Puis j’ai découvert la structure dans laquelle je travaille actuellement et je suis tombée amoureuse de ce concept et des valeurs défendues.
Et là, tout a changé : pourquoi ne pas mêler ma passion et mon envie pour en faire un métier ?
3. Explique-nous en quelques lignes en quoi consiste ton métier.
En quelques lignes… Je suis monitrice d’un atelier « centre équestre » au sein d’un Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT).
En quelques lignes… Je suis monitrice d’un atelier « centre équestre » au sein d’un Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT).
Mon métier d’« équithérapeute » consiste donc à la fois à gérer une équipe de douze palefreniers soigneurs en situation de handicap – apprentissage du métier, suivi du projet personnalisé, etc. – et à recevoir différents groupes d’institutions pour faire de l’équitation adaptée.
Dans ce cadre, j’accueille donc des personnes de tout âge et de tout handicap : polyhandicap, autisme, personnes non-voyantes, etc., pour des séances aussi bien théoriques que pratiques.
Ces dernières n’ont pas pour but d’acquérir les techniques équestres, mais de travailler notamment la confiance en soi, de créer de la relation avec « autrui », etc., en se servant de l’animal comme médiateur.
4. Quel est ton parcours scolaire ?
J’ai fait un parcours assez classique : primaire, collège, BAC économique et social.
J’ai fait un parcours assez classique : primaire, collège, BAC économique et social.
En parallèle, j’ai passé mon BAFA. Ce diplôme est un vrai « plus » lorsqu’on veut travailler avec l’humain : il permet entre autres de devenir plus créatif.
J’ai ensuite passé mon diplôme d’éducatrice spécialisée, puis plus tard mon BPJEPS équitation.
5. Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour ce métier ?
- La patience ;
- l’empathie, qui est très différente de l’apitoiement ;
- l’envie de changer les choses et de changer le regard sur le handicap ;
- l’ouverture d’esprit ;
- le sens de l’observation ;
- la créativité et l’imagination, afin de toujours chercher des nouveautés pour capter l’attention ou trouver des solutions pour surmonter les difficultés.
6. Quelques conseils pour trouver un bon équithérapeute ?
Il me paraît indispensable de commencer par se renseigner autour de soi, d’appeler les différents centres équestres et de voir s’ils disposent du matériel adapté selon le handicap – équilève, selle, etc. –, mais aussi d’une cavalerie habituée à ce genre de séance.
Très rares sont les doubles diplômes, mais attention à bien discuter avec le moniteur. Parfois, il est obligé de faire ces séances et n’est pas du tout sensible à la cause.
Je pense que le plus important est d’avoir un bon feeling, ainsi qu’une continuité. En effet, si la personne voit à chaque séance un moniteur différent, sans qu’il n’y ait de réel suivi, cela n’a pas d’intérêt.
Le but n’est pas de faire de la séance juste une « occupation », mais une vraie activité thérapeutique.
7. Donne-nous deux qualités et deux inconvénients de ton métier
Qualités :
- Le handicap est varié et demande toujours de se remettre en question : il n’y a pas de routine.
- J’ai une grande liberté de travail : j’organise mes séances, etc.
Inconvénients :
- Il est parfois difficile de faire un travail de suivi avec les équipes, pourtant indispensable pour ne pas faire de l’occupationnel.
- Il faut aimer travailler dehors. L’hiver, il peut faire très froid et très chaud l’été, sans parler de la pluie, etc.
- Il est parfois difficile de faire un travail de suivi avec les équipes, pourtant indispensable pour ne pas faire de l’occupationnel.
- Il faut aimer travailler dehors. L’hiver, il peut faire très froid et très chaud l’été, sans parler de la pluie, etc.
8. Décris-nous une séance type.
Je commence par accueillir mon groupe. Ensemble, et selon les envies de chacun ainsi que le temps disponible, nous choisissons le type de séance que l’on peut faire.
Les séances peuvent être aussi bien pratiques que théoriques.
Les séances pratiques se composent dans un premier temps de la préparation des chevaux, puis d’un exercice à cheval : parcours, promenade, voltige, attelage, etc.
Les séances théoriques sont très variées : faire un box, découvrir l’alimentation aussi bien par le toucher, l’odorat ou le goût, approcher le poney en le brossant, faire une promenade en main ou attaché au fauteuil roulant, travailler le rapport à son propre corps en découvrant les parties du cheval, etc.
Toutes les séances se finissent par un bilan personnalisé à l’écrit. Pour moi, ce bilan est primordial pour assurer un suivi constructif.
En effet, il nous permet de nous rappeler les intérêts de la personne pour chaque activité – si elle préfère monter à cheval ou simplement brosser, par exemple –, ainsi que les progrès effectués.
Le but est de faire le point sur l’intérêt de l’activité « équitation » pour la personne.
9. Quels sont tes projets pour la suite ?
Mon rêve serait de pouvoir monter ma propre petite structure. J’aimerais pouvoir accueillir les personnes handicapées, avec un suivi personnalisé pour chacun.
Attention, je voudrais tout de même préciser quelque chose : l’équithérapie ne convient pas à tout le monde !
Certaines personnes peuvent avoir très peur des chevaux et ne prendre aucun plaisir à aller aux séances, bien au contraire.
Voilà, j’espère que l’interview vous a plu. Retrouvez toutes les fiches métiers ici. Si vous avez d’autres questions ou suggestions, n’hésitez pas à les laisser en commentaire. Violette vous répondra avec plaisir.
Violette a besoin de vous !
Elle participe à un projet d’émission pour réaliser son rêve : ouvrir sa structure équestre adaptée.
Ce qui a changé depuis la publication de cette interview
L’interview de Violette reste intéressante parce qu’elle montre très concrètement ce que pouvait être, sur le terrain, l’utilisation du cheval auprès de personnes en situation de handicap.
Mais le vocabulaire et la compréhension des différentes pratiques ont évolué. Aujourd’hui, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) distingue plus clairement plusieurs activités regroupées sous le terme général de médiation équine.
Équithérapie, médiation équine et équitation adaptée : attention aux différences
Le terme « équithérapie » est très connu du grand public, mais il est parfois utilisé pour désigner des activités qui ne relèvent pas réellement de la thérapie.
L’IFCE distingue notamment :
- l’équithérapie, qui utilise le cheval comme médiateur dans une démarche thérapeutique et qui s’inscrit dans les compétences d’un professionnel du soin ou de l’accompagnement ayant développé une spécialisation adaptée ;
- l’hippothérapie, qui correspond principalement à une démarche de rééducation fonctionnelle, motrice ou sensorielle, menée par des professionnels de la rééducation ;
- l’équitation adaptée, qui reste une activité sportive ou de loisir adaptée aux capacités de la personne ;
- l’équicie, davantage centrée sur l’accompagnement et la relation entre la personne et l’équidé, notamment dans les domaines social, éducatif ou médico-social.
Ces distinctions sont importantes car elles permettent de savoir ce que l’on peut réellement attendre d’une séance et surtout quelles compétences possède l’intervenant. ([Équipédia](https://equipedia.ifce.fr/autres-activites-equestres/mediation/mediation-equine-au-sens-large-soins-soutien-sport-loisir-quelles-differences?cHash=329c50c787673872d6839315a4eb9580&tx__%5Baction%5D=&tx__%5Bcontroller%5D=Standard&utm_source=chatgpt.com))
Une profession qui reste encore peu réglementée
L’un des points de l’article original qui mérite particulièrement d’être actualisé concerne la question de la reconnaissance des formations.
En 2026, l’IFCE indique toujours qu’aucune formation en médiation équine ne permet, à elle seule, d’obtenir un diplôme d’État ou un titre professionnel reconnu par l’État spécifiquement dans ce domaine.
Cela ne signifie pas que toutes les formations se valent ou qu’il n’existe aucune qualification sérieuse. Au contraire, plusieurs organismes proposent des formations spécialisées. Mais il est essentiel de regarder le parcours initial du professionnel, ses qualifications dans le domaine du soin, de l’éducation ou de l’enseignement équestre, ainsi que sa formation complémentaire en médiation équine.
Cette situation explique pourquoi le choix de l’intervenant doit être effectué avec attention. ([Équipédia](https://equipedia.ifce.fr/autres-activites-equestres/mediation/etat-des-lieux-des-pratiques-de-mediation-equine-en-france-et-cadre-juridique-applicable?utm_source=chatgpt.com))
Quelles études peuvent être intéressantes pour se préparer à la médiation équine ?
Pour une personne qui souhaite s’orienter vers la médiation équine ou l’équithérapie, un parcours d’études dans le domaine de l’accompagnement de la personne peut constituer une base particulièrement intéressante. Selon le projet professionnel, des études en psychologie, sciences de l’éducation, travail social, éducation spécialisée, psychomotricité, ergothérapie ou encore dans le domaine de la santé et de la réadaptation peuvent permettre d’acquérir des connaissances utiles sur les besoins des personnes accompagnées.
Ces compétences peuvent ensuite être complétées par une formation dans le domaine équestre et par une spécialisation en médiation équine. La connaissance du cheval et la capacité à l’encadrer en toute sécurité restent en effet indispensables.
Ce type de parcours permet surtout de mieux comprendre les personnes accueillies, leurs difficultés, leurs capacités et leurs besoins, plutôt que de considérer le cheval comme une simple activité. La qualité de l’accompagnement repose ainsi sur la complémentarité entre les compétences humaines, éducatives ou thérapeutiques et les compétences équestres.
Le travail en équipe prend une place de plus en plus importante
L’interview de Violette insistait déjà sur l’importance du suivi et des échanges avec les équipes qui accompagnent les bénéficiaires.
Cette approche reste particulièrement pertinente aujourd’hui.
La médiation équine ne doit pas être considérée comme une méthode que l’on applique de manière identique à toutes les personnes. Les objectifs doivent être définis en fonction des besoins, des capacités et du projet de la personne accompagnée.
L’IFCE souligne notamment l’importance de la concertation entre les différents acteurs impliqués dans l’accompagnement. La médiation équine peut ainsi venir en complément d’autres interventions thérapeutiques, éducatives, sociales ou scolaires. ([Équipédia](https://equipedia.ifce.fr/autres-activites-equestres/mediation/mediation-equine-pour-personnes-avec-autisme?utm_source=chatgpt.com))
Le cheval lui-même est désormais davantage pris en compte
Autre évolution importante : le bien-être du cheval utilisé comme médiateur occupe une place croissante dans les réflexions professionnelles.
Le cheval n’est pas simplement un « outil » permettant de travailler avec une personne. Il s’agit d’un animal sensible, avec ses propres besoins, son tempérament, ses limites et ses réactions.
Le choix de la cavalerie, son comportement, ses conditions de vie, sa préparation et sa capacité à participer aux séances dans de bonnes conditions sont donc des éléments essentiels.
En 2026, l’IFCE a notamment consacré une conférence spécifique à la question de la cavalerie de médiation équine et aux repères permettant de construire une relation cohérente entre le cheval, l’intervenant et le bénéficiaire. ([IFCE](https://www.ifce.fr/ifce/connaissances/webconferences/autres-activites-equestres/la-cavalerie-de-mediation-equine-quels-reperes/?utm_source=chatgpt.com))
Le matériel adapté s’est également développé
Comme le soulignait déjà Violette dans son interview, le matériel peut jouer un rôle déterminant.
Montoirs, selles adaptées, aides spécifiques, systèmes permettant de faciliter la montée ou encore adaptations des rênes peuvent rendre certaines activités accessibles à des personnes qui ne pourraient pas les pratiquer dans des conditions classiques.
Mais il n’existe pas nécessairement une solution universelle : une adaptation pertinente pour une personne peut ne pas convenir à une autre présentant pourtant un handicap similaire.
Les adaptations doivent donc être réfléchies en fonction de la personne, de ses capacités et de la sécurité du cheval comme du bénéficiaire. ([IFCE](https://www.ifce.fr/ifce/connaissances/webconferences/autres-activites-equestres/cheval-et-handicap-comment-adapter-le-materiel/?utm_source=chatgpt.com))
Comment choisir aujourd’hui un professionnel de la médiation équine ?
Le choix du professionnel mérite d’être pris au sérieux, notamment lorsque l’objectif est thérapeutique ou concerne une personne particulièrement vulnérable.
Avant de commencer, plusieurs questions peuvent être posées :
- Quelle est la formation initiale du professionnel ?
- Quelle formation complémentaire a-t-il suivie en médiation équine ou équithérapie ?
- Quel est précisément l’objectif des séances ?
- Le professionnel travaille-t-il avec les autres intervenants qui accompagnent la personne ?
- Les chevaux sont-ils adaptés au public accueilli ?
- Le matériel est-il adapté aux besoins du bénéficiaire ?
- Comment la sécurité est-elle organisée ?
- Comment le suivi et l’évolution des séances sont-ils évalués ?
- Quelles sont les assurances professionnelles et les garanties de la structure ?
Pour une activité d’équitation adaptée, il est également pertinent de vérifier les qualifications permettant l’encadrement rémunéré de l’activité sportive. L’IFCE rappelle notamment que l’enseignement de l’équitation contre rémunération relève des exigences du Code du sport en matière de qualification. ([Équipédia](https://equipedia.ifce.fr/autres-activites-equestres/mediation/etat-des-lieux-des-pratiques-de-mediation-equine-en-france-et-cadre-juridique-applicable?cHash=1ca097882202897051d7d7e62a76cce3&tx__%5Baction%5D=&tx__%5Bcontroller%5D=Standard&tx_web2pdf_pi1%5Baction%5D=&tx_web2pdf_pi1%5Bargument%5D=printPage&tx_web2pdf_pi1%5Bcontroller%5D=Pdf&utm_source=chatgpt.com))
Quels peuvent être les objectifs de la médiation équine ?
Il n’existe pas un objectif unique.
Selon les personnes et le cadre d’intervention, les séances peuvent notamment chercher à favoriser la communication, la relation à l’autre, la confiance en soi, l’autonomie, la régulation des émotions, certaines capacités motrices ou encore l’inclusion sociale.
Chez les personnes avec autisme, par exemple, la médiation équine peut être envisagée comme une intervention complémentaire destinée à travailler la communication, l’adaptation sociale et certaines capacités de régulation. L’IFCE souligne toutefois que les résultats scientifiques doivent encore être consolidés et que la médiation équine ne doit pas être considérée comme une intervention identique pour toutes les personnes. ([Équipédia](https://equipedia.ifce.fr/autres-activites-equestres/mediation/mediation-equine-pour-personnes-avec-autisme?utm_source=chatgpt.com))
Le cheval constitue avant tout un médiateur permettant de créer une situation concrète, motivante et relationnelle.
La médiation équine convient-elle à tout le monde ?
Non.
C’est d’ailleurs l’un des messages importants de l’interview originale de Violette, qui reste parfaitement pertinent.
Une personne peut avoir peur des chevaux, ne pas apprécier le contact avec l’animal ou ne pas être en mesure de participer à certaines activités en toute sécurité. Une séance de médiation équine doit donc toujours être adaptée à la personne et non l’inverse.
Il n’est d’ailleurs pas obligatoire de monter à cheval. Brosser un poney, l’observer, marcher à ses côtés, participer aux soins ou simplement interagir avec lui peuvent constituer des activités intéressantes selon les objectifs définis.
À retenir
La médiation équine ne se résume pas à monter à cheval.
- Le cheval peut intervenir comme médiateur dans des démarches thérapeutiques, éducatives, sociales ou sportives.
- L’équithérapie, l’hippothérapie, l’équitation adaptée et l’équicie correspondent à des approches différentes.
- En France, aucune formation spécifique de médiation équine ne délivre à elle seule un diplôme d’État ou un titre professionnel reconnu par l’État.
- Le parcours et les qualifications du professionnel doivent donc être vérifiés avec attention.
- Le projet doit être individualisé et, lorsque cela est pertinent, construit avec les autres professionnels qui accompagnent la personne.
- Le bien-être et la sécurité du cheval doivent faire partie intégrante de la démarche.
FAQ – Équithérapie et médiation équine
Quelle est la différence entre équithérapie et équitation adaptée ?
L’équithérapie s’inscrit dans une démarche thérapeutique et utilise le cheval comme médiateur. L’équitation adaptée est avant tout une activité équestre, sportive ou de loisir, dont les modalités sont adaptées aux capacités de la personne.
Faut-il monter à cheval pour pratiquer la médiation équine ?
Non. Le travail peut également se dérouler à pied : pansage, observation, promenade en main, soins ou exercices relationnels peuvent faire partie d’une séance.
Existe-t-il un diplôme d’État d’équithérapeute en France ?
À ce jour, l’IFCE indique qu’aucune formation en médiation équine ne permet d’obtenir spécifiquement un diplôme d’État ou un titre professionnel reconnu par l’État. Il est donc important de regarder le parcours et les qualifications globales de l’intervenant.
À qui s’adresse la médiation équine ?
Elle peut concerner des personnes ayant des besoins particuliers dans les domaines thérapeutique, éducatif, social ou sportif. Les objectifs et les modalités doivent toutefois être définis individuellement.
Comment trouver un bon équithérapeute ?
Il est recommandé de vérifier sa formation initiale, ses formations complémentaires, son expérience avec le public concerné, les conditions d’accueil, la sécurité, le suivi proposé et les qualifications nécessaires à l’activité pratiquée.
Le cheval doit-il avoir une formation particulière ?
Il n’existe pas un profil unique de « cheval d’équithérapie ». En revanche, son tempérament, son comportement, ses capacités physiques, son niveau de préparation et ses conditions de vie doivent être compatibles avec les activités proposées.
L’équithérapie remplace-t-elle un suivi médical ou psychologique ?
Non. Lorsqu’elle est utilisée dans un objectif thérapeutique, la médiation équine doit être considérée comme une intervention pouvant s’intégrer dans un accompagnement global. Elle ne doit pas conduire à interrompre ou remplacer un suivi médical ou médico-social nécessaire.
Sources et références
- IFCE – Médiation équine au sens large : définitions et différences entre les pratiques
- IFCE – Médiation équine : état des lieux des pratiques et cadre juridique applicable
- IFCE – Les métiers de la médiation équine
- IFCE – Médiation équine : cadre, risques et responsabilités
- IFCE – Médiation équine pour personnes avec autisme
- IFCE – Cheval et handicap : comment adapter le matériel ?
- IFCE – La cavalerie de médiation équine : quels repères ?
- The Horse Riders – source de l’interview originale
Article original : interview de Violette, publiée initialement sur The Horse Riders. Les propos de l’interview correspondent au contexte et aux connaissances disponibles au moment de sa publication en 2014. Les compléments apportés dans la seconde partie ont été actualisés en 2026.
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