Le Cheval et la tradition équestre Mongols

Le Cheval et la tradition équestre Mongols

Catégories : CHEVAL ET CULTURE

La Mongolie, au carrefour de la Chine et de la Russie, est un pays dont beaucoup ont entendu parler, mais dont peu de personnes peuvent se targuer d’être allé… Berceau de plusieurs cultures, aux confins de l’Orient et de l’Occident, la Mongolie abrite très peu d’habitants malgré l’importante superficie de son territoire (on estime que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et L’Italie en termes de surfaces, ne couvriraient  pas la totalité de cette République!). Les humains, nomades durant des siècles, n’avaient que les chevaux à leur disposition pour se déplacer. Peuple soucieux de la préservation de ses terres, les Mongols accordent une importance cruciale à la bonne santé et à la pérennisation des sols. Le concept de pâturages tournants était donc très familier de ces hommes, souhaitant utiliser les ressources naturelles de leur pays, sans dégrader le biotope ni l’écosystème. De nombreuses espèces animales, rares et protégées trouvent toujours refuge en Mongolie. Le cheval, puisque c’est le protagoniste qui nous passionne… est l’objet d’une longue et fascinante histoire.

Aux origines de la Mongolie

Riche de reliefs bien différents les uns des autres, la Mongolie est composée de steppes, de hautes montagnes, de forêts qu’on appelle “la Taïga”, et du désert de Gobi. Ce territoire a surtout été le théâtre de la découverte du cheval de Prjevalski. À la fin des années 1800, c’est un explorateur du même nom qui s’est trouvé face à cet équidé, que l’on estime être l’ancêtre du cheval domestique. Cette race, eut égard aux peintures rupestres disséminées à différents endroits d’Europe, existe visiblement depuis plusieurs millénaires (environ 20 000 ans!). Victimes des actes humains, les chevaux de Prjevalski ont bien failli s’éteindre. La Hollande et La france, durant la seconde partie du 20 ème siècle, ont organisé différents programmes de reproduction, et d’acclimatation, afin de réintroduire cette race dans son habitat naturel, mais surtout d’origine.

Parallèlement, le cheval Mongol trouve ses origines auprès de la race Prjevalski. Parfaitement adaptée physiquement à ses différents lieux de vie (selon qu’il se trouvait dans les steppes, dans les montagnes, dans le désert ou proche des forêts), la race Mongole a directement été utilisée par les humains. Ces derniers ont fait une place à part entière à cet animal, tant sur le plan pratique que dans une sphère “loisirs”. Le cheval constitue une boucle dans le cycle de vie des populations mongoles. Le lait des juments est consommé par tout un chacun et connaît des propriétés nutritives exceptionnelles. Moyen de locomotion, d’alimentation, de tourisme aujourd’hui, et de bon temps à travers la chasse et la course, le cheval fait intégralement partie de la vie du peuple Mongol.

La tradition équestre

Les jeunes enfants, n’étant pas nécessairement familiers des jeux répandus en occident, trouvent en les chevaux de formidables copains de jeux.  Ne sachant à peine marcher, les bambins sont en selle et suivent leurs parents, comme les parents ont suivi les grands parents en leur temps. Tout cela est facilité par le tempérament docile et tranquille des chevaux Mongols, par leur petite taille, et par l’aspect pratique qui leur est propre. Aucun cheval en Mongolie n’est ferré. En ce qui concerne la nourriture, la race a su s’adapter et parvient à tirer parti de chaque brin d’herbe et de parfois très peu d’eau. En somme, ce cheval est une richesse à lui seul. Les Mongols ne sont pas en reste quand il s’agit de distractions… Pour preuve, il existe trois jeux auxquels cette population adore s’adonner. Les courses de chevaux, la lutte mongole et le tir à l’arc. Ces différentes activités ont lieu à travers des tournois et des festivals. Le festival de Naadan représente l’occasion annuelle aux cavaliers, de se mesurer sur la célèbre course du même nom. Cette journée de fête nationale qui a lieu chaque année les 11 et 12 juillet, marque le début de l’indépendance de la Mongolie vis à vis de la Chine en 1921. Cependant, la Naadan aurait été instauré dans les années 1200 par Gengis Khan… Au sujet de la course elle-même, elle se concoure par de jeunes enfants, qui partent le ventre vide et avec un harnachement très sommaire. Tout est bon pour  alléger la monture. Quoi qu’il advienne, à l’issue des courses, lorsque les perdants digèrent leur résultat, la malchance et leur classement ne sont en aucun cas attribués aux chevaux. Les animaux ne sont jamais estimés comme pouvant être les fautifs. Les entraîneurs ont en revanche un rôle crucial dans le placement de leurs protégés au niveau des résultats.

course traditionnelle mongole

Raisons plausibles de la pérennisation du cheval Mongol

Les Mongols et leurs chevaux, vivent au rythme de la nature, des saisons, et des contraintes inévitables qui leur sont transmises par leur pays. Ces populations sont la preuve parfaite qu’il n’y a pas de déterminismes et que la capacité à s’adapter est propre à l’Humain et à l’Animal. Utiliser les richesses naturelles et animales, tout en gardant à l’esprit qu’utiliser ne signifie pas “appauvrir ou dégrader”, semble être le leitmotiv des Mongols. Bienveillance, et respect du rythme de la nature, caractérisent les habitants de ce pays étonnant, amoureux des chevaux.

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