Mise à l’herbe du cheval au printemps : prévenir fourbure et troubles digestifs

Mise à l’herbe du cheval au printemps : prévenir fourbure et troubles digestifs

Catégories : CHEVAL PELE MELE

Mise à l’herbe du cheval : comment éviter fourbure et troubles digestifs au printemps ?

Le printemps marque le retour des pâtures verdoyantes et des journées plus longues. Pourtant, la mise à l’herbe du cheval au printemps représente l’une des périodes les plus sensibles sur le plan digestif et métabolique. Chaque année, de nombreux propriétaires s’inquiètent du risque de fourbure, de diarrhées ou de coliques après le passage à l’herbe fraîche.

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Comment réussir une transition alimentaire progressive ? Pourquoi l’herbe de printemps peut-elle déclencher une fourbure ? Quels chevaux sont les plus à risque ? Voici une FAQ pédagogique complète pour sécuriser la mise à l’herbe et préserver la santé de votre cheval.


Pourquoi la mise à l’herbe est-elle une période à risque pour le cheval ?

Durant l’hiver, l’alimentation repose principalement sur le foin et les concentrés. Au printemps, le cheval passe à une herbe jeune, très riche en eau, en protéines solubles et surtout en sucres rapides appelés fructanes.

Ce changement brutal peut provoquer :

  • Un déséquilibre du microbiote intestinal
  • Une fermentation excessive dans le gros intestin
  • Une acidification du milieu digestif
  • Une libération de toxines

Ces mécanismes expliquent pourquoi la transition alimentaire du cheval au printemps doit toujours être progressive.


Qu’est-ce que la fourbure de printemps chez le cheval ?

La fourbure liée à la mise à l’herbe est le plus souvent d’origine métabolique. L’herbe riche en sucres provoque une élévation importante de l’insuline. Chez certains chevaux sensibles, cette hyperinsulinémie déclenche une inflammation des lamelles du pied.

Les facteurs de risque sont :

  • Cheval en surpoids
  • Poney rustique
  • Syndrome Métabolique Équin (SME)
  • PPID (Cushing)
  • Antécédents de fourbure
  • Manque d’exercice en hiver

Une gestion adaptée de la mise à l’herbe chez le cheval sensible est donc indispensable.


Pourquoi l’herbe est-elle plus riche en sucres après une nuit froide ?

Lorsqu’une nuit froide est suivie d’une journée ensoleillée, l’herbe produit des sucres via la photosynthèse mais ne les consomme pas pour sa croissance. Résultat : la concentration en fructanes augmente en fin d’après-midi.

Pour un cheval à risque de fourbure, il est préférable de :

  • Favoriser une sortie le matin
  • Éviter la fin d’après-midi en période froide et ensoleillée

Cette gestion horaire simple réduit significativement le risque de surcharge glycémique.


Comment réussir une mise à l’herbe progressive du cheval ?

La règle d’or est une transition sur 2 à 3 semaines minimum.

Semaine 1 : 15 à 30 minutes par jour.
Semaine 2 : 1 à 2 heures par jour.
Semaine 3 : 3 à 4 heures selon l’état corporel.

Le foin doit être maintenu pour :

  • Limiter la vitesse d’ingestion
  • Stabiliser la flore intestinale
  • Réduire les pics glycémiques

Une mise à l’herbe progressive du cheval senior ou en surpoids est essentielle pour prévenir les troubles digestifs.


Quels chevaux sont les plus exposés à la fourbure au printemps ?

Certains profils nécessitent une vigilance accrue :

  • Poneys rustiques
  • Chevaux ibériques
  • Chevaux en embonpoint
  • Chevaux atteints de syndrome métabolique équin
  • Chevaux peu actifs durant l’hiver

Un cheval “facile à nourrir” présente souvent un risque plus élevé qu’un cheval de sport maigre.


Faut-il drainer son cheval avant la mise à l’herbe ?

Le foie joue un rôle central dans le métabolisme des sucres et la gestion des toxines. Une cure de drainage de printemps chez le cheval peut accompagner l’organisme durant cette phase d’adaptation.

Le drainage vise à :

  • Soutenir la fonction hépatique
  • Favoriser l’élimination des déchets métaboliques
  • Accompagner les chevaux sujets aux engorgements
  • Limiter la surcharge digestive

Il ne remplace pas la progressivité alimentaire mais peut constituer un soutien complémentaire.


Faut-il maintenir un CMV lors de la mise à l’herbe ?

L’herbe de printemps est riche en eau et protéines mais peut être déséquilibrée en zinc, cuivre ou sélénium. Un complément minéral vitaminé pour cheval au pâturage permet de :

  • Prévenir les carences
  • Soutenir le métabolisme
  • Maintenir la qualité du sabot
  • Accompagner les chevaux sensibles

La complémentation doit être adaptée au profil et à l’activité du cheval.


Pourquoi la qualité du sabot est-elle impactée par la mise à l’herbe ?

Une transition alimentaire mal maîtrisée peut fragiliser la ligne blanche et la pousse de la corne. La prévention de la fourbure au printemps passe aussi par une gestion nutritionnelle équilibrée et un suivi podologique rigoureux.


Peut-on éviter totalement le risque de fourbure au printemps ?

Le risque zéro n’existe pas, mais il peut être fortement réduit grâce à :

  • Une transition alimentaire progressive
  • Une surveillance de l’état corporel
  • Un accès contrôlé aux pâtures
  • Une activité physique régulière
  • Un suivi nutritionnel adapté

L’exercice améliore la sensibilité à l’insuline et réduit le risque métabolique.


Quels sont les signes d’alerte d’une fourbure débutante ?

  • Cheval campé vers l’arrière
  • Pieds chauds
  • Pouls digité marqué
  • Refus d’avancer
  • Boiterie soudaine

Une prise en charge vétérinaire rapide améliore le pronostic.


Les 7 règles d’or pour une mise à l’herbe sécurisée

  1. Transition sur 2 à 3 semaines minimum
  2. Maintien du foin
  3. Surveillance du poids
  4. Gestion des horaires d’accès
  5. Activité physique régulière
  6. Soutien nutritionnel adapté
  7. Vigilance accrue chez les chevaux à risque

Conclusion

La mise à l’herbe du cheval au printemps est une étape naturelle et bénéfique, à condition qu’elle soit progressive et encadrée. L’herbe n’est pas un danger en soi ; c’est la brutalité du changement qui provoque les déséquilibres.

En adoptant une gestion raisonnée et préventive, il est possible de réduire fortement les risques de fourbure liée à la mise à l’herbe et de troubles digestifs chez le cheval.

Un cheval dont la transition est maîtrisée traversera le printemps avec vitalité, mobilité et confort digestif.

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