Paddock Paradise pour Chevaux

Paddock Paradise pour Chevaux

Aujourd’hui la brève sera un peu différente, je vais vous parler d une après midi où j ai eu l opportunité de découvrir le système des paddocks paradises. Je connaissais de nom l idée mais je n avais pas spécialement creusé la question. 

Je ne dirai pas qu’il faut retourner tout le système équestre d aujourd’hui mais le système est cohérent avec le rythme de vie originel des chevaux. Et il me semble qu'il y a beaucoup à apprendre, à comprendre et à appliquer. Ce type de structure correspond à ce que j écris régulièrement sur des besoins primaires du cheval …

J ai donc en compagnie de J. ma guide pour cette après-midi appris d un système. Je ne vous détaillerai pas l'intégralité de l installation qui va pour certaines parties plus loin qu’un mode d hébergement, mais qui reste à la fois utile et riche d’apprentissage pour le cheval.

Le cheval dans le mouvement permanent 

Avec ce principe le cheval revient sur la base de son rythme naturel : se déplacer pour tout ses besoins, il doit suivre son instinct et non la voiture qui apporte les seaux de grains et le tracteur qui fait le plein d eau. 

L’eau est au centre du système et quand cela est nécessaire le foin est mis à certains endroits. Les chevaux doivent suivre des couloirs pour rejoindre les éléments essentiels et à eux de comprendre comment y aller au plus court. 

Une vie de cheval en rotation continue

L’autre point qui permet de casser la routine chez le cheval est la rotation de pâture. Ici sur la pension visitée les pâtures sont positionnées tout autour du point d’eau et tous les 15 jours les chevaux changent de prés et doivent ré apprendre à se déplacer. 

Le cheval doit s’adapter, en effet les abris sont remplacés en hiver par des prairies fortement boisées coupant le vent et gardant un climat que le cheval supporte très bien.

L’une des choses qui m’a marqué est le comportement des chevaux, en effet ils vivent en troupeau, en un seul troupeau (ici une quinzaine de chevaux) et la sérénité régnait. Je peux avancer cela tout simplement car nous avons profité du moment pour nourrir 5 chevaux au milieu des autres. Aucun affolement, pas d’agressivité excessive, chaque cheval peut manger normalement sans essuyer le bal bien connu du cheval chassé par un dominant et ici par un autre cheval qui n’est pas nourrit.

Cela soulève déjà l’idée du confort psychologique du cheval et une forme de bien être . De plus il est amené tout au long de sa journée à réfléchir où il doit se trouver pour s'alimenter, boire, se reposer, contrairement à un système du type boxe ou chaque élément est à disposition  et a porté de bouche.  

Paddock paradise un retour du cheval à l’état sauvage?

Clairement non, bien au contraire, le contact avec l’humain est toujours là, les chevaux restent très accessible à l’homme, pas de fuite à la vue d’un licol comme on l’a tous vécu une fois en poney club.

Certes ici la morphologie des chevaux étaient un peu différente des chevaux de sports dans les structures classiques, mais nous n’étions pas dans une écurie de concours.

Néanmoins ce système apporte plus que l’on le croit aux chevaux sur leur condition physique :

  • Un digestif plus sain : le cheval étant en mouvement permanent que se soit pour manger ou pour boire facilite le transit intestinal.
  • Un système cardio-respiratoire bien entrainé : en effet la vie en troupeau oblige le cheval à bouger en continue (jeu, remise au point dans le groupe, changement d’air de pâturage) de plus ici le terrain est légèrement vallonné ce qui demande un effort supplémentaire au cheval.
  • Un effet positif sur le système sanguin et lymphatique : plus de marche plus de sollicitation du système veineux et lymphatique donc une meilleure élimination des toxines.
  • Sur le moral : le cheval vit en groupe, dans un espace certes clos mais vaste et par le jeu des couloirs laissent beaucoup d’opportunités de distraction, l’ennui n’existe pas et les sources d’anxiété plus rare.

 

Ce système apporte donc une base intéressante pour la mise en condition physique et son maintien chez le cheval.

Bien que le cheval ne retrouve pas toute la richesse d’un environnement comme ses ancêtres l’on connu, c’est à dire de vastes plaines leur permettant de varier leur alimentation en fonction de leur besoin (alimentaire, digestif, régulation des vers, etc) mais il permet la base c’est à dire le mouvement.

Le mouvement reste la clef de la bonne santé du cheval (moins de raideurs articulaires et les complications qui peuvent en découler, pas d’essoufflement ou de baisse de régime pour la reprise du travail, un cheval détendu dans sa tête).

 

Brève proposée par R.DELHOMME - Distri'Horse33® - ©Tous droits réservés 

 

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