Récupération Musculaire du Cheval

Récupération Musculaire du Cheval

Voici une brève très synthétique qui vous présentera très sommairement la récupération musculaire chez le cheval en exposant de façon schématique ce qui se passe sur le plan physiologique et qui justifie la récupération active chez le cheval.

Qui dit récupération chez le cheval dit production d’énergie :

Avant d’aborder la question de la récupération musculaire chez le cheval présentons rapidement le fonctionnement de la production d’énergie au sein du muscle du cheval qui nécessite la production de molécules d’ATP (Adénosine triphosphate). C’est à partir de l’énergie libérée par la dégradation de l’ATP que la cellule peut effectuer le travail qui lui est propre.

L’obtention des molécules d’ATP au sein du muscle se fait par trois voies :

  • Aérobie (nécessitant du dioxygène)
  • Anaérobie lactique (production d’énergie en absence d’oxygène, générant en fin de réaction de l’acide lactique) = production plus rapide
  • Anaérobie alactique (production d’énergie sans oxygène ne produisant pas d’acide lactique)

L’acide lactique est un produit secondaire de la production d’énergie au sein du muscle qui devient quand le cheval en a besoin une source d’énergie. Mais si c’est acide lactique n’est pas consommée ou éliminée par l’organisme du cheval et qu’il se trouve présent en trop grande quantité dans les muscles peut engendrer un état de fatigue (fatigue générale, raideur musculaire) important provoqué par l’acidose lactique. L’acide lactique si présent en trop grande quantité fait diminuer le pH au sein de la fibre musculaire, déséquilibrant le milieu.

En effet si l’acide lactique produite est supérieure aux besoins des muscles et dès que l’effort s’arrête rapidement (par exemple : une mise au box rapide après un effort intense), cet acide lactique peut ne pas être évacuée rapidement et normalement par l’organisme. Une urine foncée suite à un effort est caractéristique d’un fort taux d’acide lactique que l’organisme du cheval cherche à évacuer.

Les pistes pour une bonne récupération musculaire chez le cheval :

Avant toutes choses, les points abordés ici sont un raccourci du fonctionnement de la récupération musculaire, le processus étant complexe et faisant intervenir différentes réactions en fonction de la nature des fibres musculaires sollicités, il serait trop long de tout exposer et de surcroît sans erreur.

 Pour que le muscle du cheval puisse récupérer normalement et rapidement il est important de garder en tête : 

  • qu’il a besoin d’O2
  • qu’il a besoin de refaire ses stocks d’ATP-CP
  • qu’il a besoin de refaire ses stocks de glycogène (musculaire)
  • évacuer les déchets issus de la production d’énergie au sein des muscles

Pour que ces quatre points s’effectuent convenablement il faut garder en tête que le cheval doit rester en mouvement. La récupération active n’est pas une idée nouvelle mais elle n’a pas encore fait son chemin.

Pour que les muscles reçoivent suffisamment d’oxygène il faut que le débit sanguin soit suffisant afin d’alimenter convenablement les cellules musculaires en O2. D’où l’intérêt de la récupération active afin que le rythme cardiaque augmente pour obtenir une augmentation du débit sanguin et de la pression artérielle. Mais aussi pour augmenter suffisamment le rythme respiratoire et fournir à la fois de l’oxygène aux cellulaires musculaires du cheval tout en assurant l’évacuation du CO2 (elle même liée au débit sanguin).

De plus en prolongeant l’activité physique de votre cheval (sans contrainte) vous l’incitez à consommer une partie des lactates (acide lactique), en contribuant à une bonne évacuation des déchets liés à cette activité physique et participe ainsi à la dissipation de la chaleur. Mais également comme dit ci-dessus faciliter le rechargement en éléments indispensables à la production d’énergie pour un prochain effort.

Utilité des électrolytes pour la récupération du cheval?

Pour réguler sa température corporelle le cheval utilise la sudation et la ventilation. La sudation demeurant le principale mécanisme de régulation thermique.

Un cheval en épreuve (notamment sur de l'endurance) peut perdre de 3 à 4 L/heure de sueur, ces valeurs pouvant être doublées si le taux d'humidité est très élevée.

Rapidement 1L de sueur contient environ 500 mg de sodium, 300 mg de potassium, 1000 mg de chlorites et 20 mg de calcium et magnésium.

Il ne faut pas chercher à apporter l'équivalent de ces pertes par une complémentation à niveau égal, cela aurait un effet très néfaste sur le système digestif.

Sur le plan théorique pour compenser la perte d'1L de sueur le cheval devrait boire 1,5L d'eau complémentée en électrolytes.

Cette apport viendra conforter la récupération musculaire du cheval et contribuera à la reconstitution des réserves en vu de produire de nouveau de l’énergie.

Vous pouvez également vous appuyer sur un complément alimentaire apportant de la Vitamine E (+lysine+sélénium) accompagné ou non d'un produit à action dit "drainante" (la bardane ou un produit complet pouvant convenir).

Brèves proposées par R.DELHOMME - Distri’Horse33® - Tous droits réservés

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