Le cheval et l'Ennui

Le cheval et l'Ennui

L’ennui chez le Cheval

Le cheval est un être qui a besoin d’un environnement social actif et direct, il ne peut vivre seul  ou dans des espaces clos sans un minimum d’animation. Le cheval initialement vivait dans de grands espaces où ils pouvaient se déplacer à loisir sans aucune restrictions si ce n’est les limites des obstacles naturels et surtout en troupeau.

Le mode de vie du cheval a été radicalement transformé l’homme l’ayant pour ses propres besoins sédentarisé.Ce dernier l’a contraint à vivre dans des espaces clos avec des possibilités de se déplacer réduites à la pratique d’exercices équestres ou de travaux agricoles.

La structure de groupe a été démontée par l’hébergement en box individuel de petites surfaces ou de paddocks.

Cet assouvissement à l’homme à engendrer une totale dépendance du cheval à l’homme notamment sur le plan de l’alimentation (aliments et eau) pouvant faire des naitre des comportements agressifs pour certains, ou des pathologies liées à un fort taux de stress ou d’anxiété (baisse d’état, manque d’appétit, développement d’un terrain favorable à l’ulcère gastrique, tic à l’appui, tic à l’ours…).

Le cheval a besoin d’un environnement dynamique

Quand il vit à l’extérieur 

Pour limiter l’ennui chez le cheval quand il vit au pré, la présence d’autres chevaux dans la même prairie est indispensable. Envisageriez-vous de vivre en totale solitude sans interaction sociale? De faire une partie de tennis contre le vide?

L’idéal étant d’avoir un minimum de quatre chevaux dans le même pré afin qu’une pseudo structure sociale se mettent en place et que le mouvement s’instaure dans le pré. Le cheval a besoin de bouger pour rester en bonne santé à commencer par digérer efficacement. A l’état sauvage le cheval se déplaçait en permanence et se nourrissait en petite quantité tout au long de la journée (mais également pour le système sanguin, lymphatique, respiratoire, cardiaque, etc).

Quand il vit en box

Le cheval au box bien que témoignant de beaucoup de patience et de résilience devient très vite une victime de l’ennui. Même s’il dispose de compagnons de chaque côté, le mouvement n’est pas là et il n’est pas rare de le voir manifester des attitudes agressives. Le piétinement permanent peut engendre l’apparition d’engorgements, des lésions tendineuses. Autre risque l’apparition de tic à l’appui, tic à l’ours, comportement agressif pour les personnes ou animaux passant de le box.

Pour les chevaux vivant aux boxes ils ne faut négliger la distraction (à commencer par des sorties régulières au pré ou montées en extérieures), les écuries ne doivent pas ressembler à un monastère, l’animation doit y être régulière (la radio peut être un premier élément), placer des miroirs en face des boxes qui créeront pour le cheval l’illusion de voir un autre compagnon.

Mais le moment de la journée la plus difficile pour le cheval est la nuit car il ne dort pas à la tombée du jour comme peut le faire l’homme. La totale obscurité associée à l’enfermement, et l’absence de bruit est une source importante de stress. A l’état sauvage le cheval profite de l’obscurité pour se déplacer et migrer sur d’autres zones de pâtures, le fait de se retrouver totalement dépendant de son environnement ne fera qu’augmenter son anxiété et sentiment d’oppression.

 

Ceci est juste un effleurement de la question de l’ennui chez le cheval, mais il faut garder à l’esprit que comme l’homme un manque d’activité peut engendrer l’apparition de pathologies physiques plus ou moins graves, et une fragilisation de l’état psychologique. L’interaction avec des individus de la même espèces que lui reste primordial sans compter la nécessité de pouvoir se mouvoir à loisir.

Brève proposée par R.DELHOMME - Distri’Horse33® Produits pour chevaux - ©Tous droits réservés

 

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