Maladies Respiratoires du Cheval

Publié le : 12/04/2019 15:30:35
Catégories : MALADIES CHEVAUX , SANTE DU CHEVAL

Maladies Respiratoires du Cheval

Reconnaître un trouble respiratoire (infectieux ou non infectieux).

Plusieurs indices peuvent vous alerter sur la présence d’un ennui respiratoire chez le cheval. Un écoulement suspect qui s’échappe des naseaux, un cheval qui ventile plus que d’ordinaire sans que cela ne soit à mettre en lien avec un effort particulier, une toux ponctuelle ou récurrente depuis plusieurs jours, une respiration bruyante… Ces exemples sont familiers des gens de chevaux, et l’enjeu dans ce genre de contexte est de pouvoir déterminer à temps plusieurs choses : ce souci de santé est-il contagieux ? Le cheval parvient-il à s’abreuver et à s’alimenter ? A-t-on modifié son alimentation, a-t-il été sollicité dans des lieux non familiers ? L’apparition de ces symptômes est elle liée à un déplacement ? Une allergie saisonnière peut-elle expliquer l’apparition de la toux ?  En tout état de cause, il s’agit de toute façon de permettre au cheval de retrouver du confort, quelle que soit la maladie qu’il subit. Votre vétérinaire va vous aider à élucider la question de la nature du problème, puis proposera des traitements destinés à soulager immédiatement le cheval en cas de gros inconfort pour ensuite traiter la pathologie en profondeur. Quelles sont donc les maladies respiratoires les plus fréquentes ?

La gourme.

(Maladie virale) On évoquait plus haut la présence d’une maladie contagieuse… Celle ci est malheureusement très répandue et se propage très vite, dans des lieux où de nombreux chevaux vivent ensemble. Le streptococcus equi est la bactérie à l’origine de cette maladie. Non seulement vous observez un écoulement épais au niveau des naseaux de cheval (qui s’accompagne ensuite de toux), mais les ganglions vont aussi s’inflammer, gonfler, et sans traitement adéquat, ils finiront par former des abcès, desquels s’échappera du pus. Si votre cheval mouche, perd l’appétit, est abattu, a du mal à déglutir, et surtout s’il a de la température : appelez rapidement votre vétérinaire. À noter que la gourme peut être transmise par le matériel de pansage, les mains des soigneurs, le matériel d’écurie… en plus des contacts directs entre chevaux malades. Inutile de rappeler qu’avec ou sans gourme, de bonne habitudes d’hygiène auront le mérite de faciliter les choses :-). Un vaccin contre la gourme est disponible sur le marché, mais il n’est pas systématiquement proposé. Son protocole est parfois source de complications.

L’emphysème.

Si votre cheval tousse souvent et éprouve des difficultés à respirer, tout en étant fatigué rapidement à l’effort, il y a fort à parier que cela de l’emphysème. Cette maladie malheureusement chronique s’apparente à l’asthme chez les êtres humains et entre dans la liste des vices rédhibitoires. Un cheval touché par cette pathologie le sera probablement toute sa vie. Néanmoins, il existe de nombreuses solutions destinées à le soulager et à limiter l’apparition des symptômes. Ainsi, si vous constatez les manifestations suivantes : toux, respiration rapide, naseaux dilatés, difficultés à expirer au calme et/ou à l’effort, jetage (écoulement des naseaux), soyez vigilant(e)s et à l’affût du téléphone en vue de contacter votre vétérinaire. Bronches et poumons inflammés expliquent cette maladie. Des mesures de bon sens, visant à limiter l’inflammation peuvent être prises. Poussières, vapeurs irritantes : à exclure de l’environnement de tout cheval emphysémateux. Autrement dit, mouiller le foin (des machines spécifiques sont disponibles sur le marché afin d’humidifier et de purifier le foin), balayer le plus souvent possible en mouillant les sols (afin d’éviter la dispersion des poussières), nettoyer de fond en comble les plaques d’urines et de crottins afin que le cheval malade ne soit pas en contact avec les émanations d'ammoniaque. Idéalement, le cheval touché par l’emphysème doit évoluer dans des endroits très aérés, non saturés en poussières ou en humidité. Ces mesures sont plus simples à mettre en oeuvre pour des chevaux qui vivent au pré, sauf en période estivale durant laquelle la sécheresse des pâturages est commune à beaucoup d’endroits. Les traitements médicamenteux sont quant à eux à envisager pendant les périodes de crises. Ces solutions se présentent sous formes d’anti inflammatoires (corticoïdes) à injecter ou à faire inhaler au cheval. Les corticoïdes à inhaler s’associent à des huiles essentielles et ont l’avantage de susciter moins d’effets indésirables. Les bronchodilatateurs ont le même principe que ceux proposés aux personnes asthmatiques. Bien souvent en sirop, ils s’administrent en cure ou de façon constante. Dans les cas de chevaux présentant un fort jetage, des mucolytiques sont envisagés afin de limiter les sécrétions et favoriser leur expulsion. Enfin, une solution douce et sur le long terme : les aliments complémentaires ! À bases de plantes, ajoutés aux rations, ces solutions sont très efficaces sur le long terme pour diminuer les périodes d’inconfort pour le cheval.

La pneumonie.

Cette affection résulte d’un problème inflammatoire, lui même causé par une bactérie, un virus, une toxine, voire un champignon ou un corps étranger. Les alvéoles pulmonaires et les bronches sont touchées. L’enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie est de ne pas attendre pour appeler le vétérinaire, même si les symptômes de la pneumonie peuvent être les mêmes que ceux qui caractérisent un autre problème respiratoire. Toux, jetage, et difficultés à respirer sont les premiers signes de la maladie. La présence de fièvre est également à mentionner, car à l’image de tout problème d’ordre inflammatoire, l’organisme va réagir en vue de se défendre. Fatigue et endurance amoindrie peuvent venir couronner ces symptômes. La pneumonie peut survenir suite à plusieurs facteurs : les jeunes chevaux dont le système immunitaire n’est pas tout à fait vaillant sont parfois sujets aux attaques bactériennes. En découle parfois l’apparition d’une pneumonie. Le stress, quelle qu’en soit sa provenance, est un motif non négligeable d’affaiblissement des défenses immunitaires. Cela peut amener l’organisme du cheval à être moins performant face aux attaques bactériennes, virales ou autres. Les chevaux qui ont du mal à déglutir en ingurgitant eau et nourriture peuvent aussi être soumis à des fausses routes. Nous autres humains connaissons parfois ce phénomène fort désagréable. Des aliments, même en très petites quantités, peuvent arriver jusqu’aux poumons et infecter ces derniers. Un cheval malade, convalescent, ou affaibli suite à de gros efforts est également un candidat facile pour des microbes qui seraient en d’autres circonstances correctement éradiqués de l’organisme. L’ingestion de plantes ou de substances irritantes peut aussi coïncider avec une déclaration de pneumonie. Inutile de préciser qu’un air pollué ou le contact avec de la fumée auront des effets délétères sur l’appareil respiratoire du cheval. Enfin, tout élément pouvant déclencher une allergie peut constituer le point de départ d’une pneumonie. Pollen, acariens etc. en rendant sensible l’appareil respiratoire du cheval, vont le fragiliser. Après avoir déterminé quel agent a causé la pneumonie, le vétérinaire propose un traitement antibiotique ciblé (si le traitement de première intention n’a pas fonctionné). Couplé à des anti inflammatoires, le traitement antibiotique va considérablement aider le cheval à retrouver la pleine forme. Hygiène, ventilation des aires d’évolution des chevaux, vaccins à jour et attention rigoureuse seront vos meilleurs alliés pour éviter ou contrer cette maladie.

La grippe et la rhinopneumonie (maladies virales).

Ces deux affections sont causées par des virus (virus H7N7 et H3N8 pour la grippe et l’herpès virus équin pour la rhino). La présence de la grippe sera illustrée par de la toux sèche et répétitive chez le cheval et du jetage. La rhinopneumonie sous sa forme respiratoire aura aussi comme dénominateurs communs de la toux et un écoulement par les naseaux. Anorexie, fièvre, et grosse baisse de forme accompagnent ces deux pathologies. Ces maladies sont malheureusement contagieuses et il leur faut peu de temps pour se développer (moins de 10 jours). Le traitement médical réside principalement en une gestion des symptômes et de l’amélioration du confort du cheval. Des anti inflammatoires, du repos, et parfois des antibiotiques si des complications venaient à survenir, ou si le vétérinaire note un souci d’ordre bactérien. Des vaccins contre la grippe et la rhinopneumonie existent. Le vaccin contre la grippe s’effectue tous les ans, après avoir suivi le protocole de  primovaccination. Le vaccin contre la rhino est principalement fait aux juments gestantes. Comme face à n’importe quelle autre maladie, hygiène rigoureuse et suivi attentif de l’évolution de l’état du cheval sont indispensables.

Le cornage ou hémiplégie laryngée.

Cette affection n’est pas à mettre en relation avec un virus ou des bactéries, on pense plutôt à une malformation congénitale ou la suite d’un problème neurologique, voire même à des soucis faisant suite à des traumatismes. Le cheval qui en est atteint respire bruyamment, son larynx ne s’ouvre pas correctement et le passage difficile de l’air induit ce bruit. En terme de solution, la chirurgie représente le principal recours. Soit une laryngoplastie est envisagée, soit la pose d’une prothèse (dans les grandes lignes). Quant à la prévention, il n’est toujours simple de savoir comment s’y prendre. Cependant, en évitant tout contact avec des substances toxiques, et en priant pour qu’une injection périveineuse ne vienne pas léser la zone du larynx, on peut espérer ne pas abîmer le cheval !

L’hémorragie pulmonaire induite par l’effort.

Cette pathologie est fréquemment rencontrée chez les chevaux de sport, notamment ceux qui évoluent en courses. Le cheval se met alors à saigner des naseaux (mais le sang transite par la tranchée), et ce phénomène s’accompagne de toux (afin d’évacuer le sang) et d’un réflexe de déglutition. Au regard de l’inflammation importante de la zone touchée, il n’existe pas de traitement médicamenteux en particulier. Le vétérinaire cherchera principalement à travers l’administration d’anti inflammatoires et / ou de bronchodilatateurs, voire d’agents antihypertenseurs (éviter une hausse de la tension), et de diurétiques à améliorer le confort du cheval.

Allergies saisonnières - pollens.

N’étant pas un robot, le cheval peut être confronté à des troubles respiratoires ayant pour origine une ou plusieurs allergies. Comme chez l’être humain, l’exposition à des pollens, des acariens, des moisissures, des toxines voire même des pesticides, peut engendrer des réactions plus ou moins vives. Le cheval touché de la sorte manifeste des difficultés à respirer, on peut notamment faire le rapprochement avec de l’asthme au regard des symptômes. L’équidé “pousse”. Cela signifie qu’il éprouve des difficultés à respirer normalement, de la même manière qu’un individu souffrant d’emphysème. Un malaise respiratoire d’origine allergique coïncide bien souvent avec l’apparition des beaux jours. Sécheresse, pollens présents dans l’herbe, les arbres ou en provenance de cultures agricoles sont bien souvent les coupables ! Néanmoins, d’autres fautifs plus insidieux tels que les acariens (invisibles à l’oeil nu) logés dans les bottes de foin ou de paille peuvent impliquer des inflammations de l’appareil respiratoire. Les champignons à mettre en relation avec des moisissures elles-mêmes parfois présentes dans le fourrage, peuvent entraîner des désordres respiratoires. La difficulté dans ce genre de configuration étant de mettre précisément le doigt sur la présence souvent supposée de ces champignons. En matière de traitements, la premier enjeu réside en un principe tout simple : limiter l’exposition du cheval aux éléments allergènes. Réduire les sources de poussières, anticiper sur l’ouverture des voies aériennes du cheval en utilisant par exemple un masque anti insectes sur lequel se trouve une extension de protection des naseaux, programmer des sorties paddock aux heures durant lesquelles les pollens ne sont pas trop en suspension, etc. En revanche, dans des situations extrêmes où le cheval éprouve de grosses difficultés à respirer, ou s’il tousse excessivement, il est fort judicieux de contacter votre vétérinaire traitant. Ce dernier en fonction de l’origine de l’allergie, sera en mesure de prodiguer des antihistaminiques au cheval touché. Cela nécessite de procéder à des tests afin de traitement correctement le problème. Notons par ailleurs que des solutions naturelles en cure ou bien en administration ponctuelle, contribueront aussi augmenter le confort d’un équidé souffrant d’une allergie.

Bien entendu, ce répertoire des affections respiratoires n’est pas exhaustif.



Article proposé par ALJ - Distri'Horse33® - ©Tous droits réservés

 

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