Les tares chez le cheval

Publié le : 22/11/2018 09:40:54
Catégories : ANATOMIE ET FONCTIONNEMENT CHEVAL , SANTE DU CHEVAL

Les tares chez le cheval

Dans la conséquente panoplie des pépins physiques que l’on peut rencontrer chez le cheval, nous citons : les tares dures. Ces déformations d’ordre orthopédique peuvent toucher les membres antérieurs et postérieurs des chevaux, et plus rarement la tête. Du côté de la tête, il s’agit notamment du suros localisés au niveau du passage de la gourmette, suite à une mauvaise utilisation de cette dernière. On parle alors d’exostose. Les os du nez peuvent aussi se déformer suite à une fracture.  On peut également penser aux tares dites “molles”, qui affectent non seulement des zones articulaires, mais qui peuvent aussi trouver leur origine suite à des manifestations de kystes sébacés ou bien à des abcès. Cela sera traité lors d’une prochaine brève, patience :). Revenons ainsi aux tares dures, à ce qui peut les provoquer, à la façon dont on peut les reconnaître, à leur traitement ou à leur correction possible, et aux différents moyens qui peuvent avoir vocation à les ÉVITER. En tout état de cause, la présence d’une tare dure ou sa suspicion doivent être prises très au sérieux. Un cheval victime de tare dure peut voir son équilibre physique mis à mal, et une négligence dans sa prise en charge peut aboutir à d’autres problèmes de santé. Malheureusement, il arrive que des tares dures surviennent de manière tout à fait spontanée, même si vous prodiguez des soins complets, une surveillance constante, et des activités raisonnées à votre cheval. D’autre part, ce type de pathologie peut toucher n’importe quel cheval (si l’on met de côté les facteurs aggravants, que l’on peut incomber à l’humain à travers des abus ou des oublis intentionnels ou non).

En détails, qu’est ce qu’une tare DURE ?

La tare dure est matérialisée par une déformation constante à un ou plusieurs endroits des membres du cheval. Au delà de la notion de déformation, il faut garder en tête que c’est un os qui est lésé dans ce genre de contexte. Plus précisément, c’est une excroissance du tissu osseux superficiel, que l’on appelle le périoste. Ces déformations sont localisées en périphérie des articulations et / ou des ligaments. En fonction de l’emplacement précis de la tare dure, il peut s’avérer délicat de traiter le cheval.

Mon cheval a-t-il réellement une tare dure ?

Comment vérifier la présence d’une tare dure chez votre cheval, c’est bien de cela dont il est question. En l’occurrence, si vous procédez à la palpation régulière de votre compagnon lors des pansages, vous sentirez sans aucun doute une irrégularité bien localisée. Dès lors que celle ci est dure, à se confondre dans l’os concerné en terme de “texture”, il peut être question d’approfondir les investigations. Parfois, en dehors des séances de pansage, c’est par le biais d’une boiterie ou d’une irrégularité dans les allures que l’on va découvrir la présence d’une tare dure. Enfin, on peut aussi constater visuellement, sans même toucher, qu’un os est déformé. Il arrive que la zone concernée par la ou les tares soit douloureuse et chaude. Quant à leur taille, elle peut aller de la forme et du diamètre d’une noisette, au volume d’un citron.

Quelles sont les tares dures et où sont elles précisément localisées ?

Seuls les suros peuvent toucher les quatre membres du cheval. C’est à dire que l’on va constater une ou plusieurs excroissances au niveau des canons, et bien souvent en face interne. À noter que ce sont tout de même majoritairement les antérieurs sur lesquels les suros apparaissent. Toujours au niveau des canons, en face interne, mais de manière plus étendue, on qualifie ce type de déformation de sore shin. Cela est typiquement mis en corrélation avec des problèmes de carences ou de blessures au moment de la croissance du cheval.  On peut également constater la présence de déformations au niveau des paturons et des couronnes antérieurs. Il s’agit alors de formes. Dans le cadre d’excroissances situées plus haut sur le membre antérieur, sur les genoux ou les boulets, on parle d’osselets.

Les tares dures situées sur les membres postérieurs sont quant à elles qualifiées différemment. On évoque l’éparvin dès lors que la déformation osseuse est située au niveau de la base interne du jarret. Cette tare particulière peut par ailleurs provoquer ce que l’on appelle le phénomène de Harper (flexion saccadée du membre au moment où le cheval le lève). Les chevaux chez qui l’on constate une anomalie osseuse localisée sur le profil interne de la zone tibia - jarret, on parle de courbe. Le jardon quant à lui touche la partie externe du jarret. La jarde concerne enfin le profil externe et postérieur (à l’arrière) de la base du jarret.

En bref

Les tares dures localisées sur les membres antérieurs :

  • Suros

  • Formes

  • Osselets

  • Sore shin

Les tares dures localisées sur les membres postérieurs :

  • Suros

  • Éparvin

  • Courbe

  • Jardon

  • Jarde


De fait, peut-on traiter ou corriger une tare dure ?

Le traitement d’une tare dure s’effectue bien entendu au cas par cas après recherche de la ou des causes. Parfois il s’agit principalement de traiter les symptômes et la douleur, dans d’autres cas il est possible de procéder à une intervention chirurgicale.

Prenons l’exemple d’un cheval dont les aplombs sont mauvais, et chez qui ce problème va induire l’apparition de suros ou d’excroissance osseuse. L’enjeu principal sera de corriger ce défaut d’aplombs pour ensuite envisager la suite du traitement. Le maréchal ferrant joue un rôle crucial dans de nombreux cas. Dans l’éventualité où l’excroissance osseuse touche un tendon, mais qu’une intervention chirurgicale n’est pas pour autant nécessaire, une ferrure bien spécifique pourra offrir un confort très appréciable au cheval.

Certains chevaux vont traverser des phases aigües de douleur. La première mesure à prendre sera le repos. Dès lors qu’une inflammation est avérée, la prise ou l’injection d’anti inflammatoires pourra  également soulager efficacement le cheval. Parfois, il sera question d’infiltrations. Ces dernières, à réitérer plus ou moins souvent, font partie des protocoles de soins proposés aux chevaux souffrant de certaines formes de tares dures.

Il arrive malheureusement que certaines déformations osseuses se fracturent, ou abîment le reste de la zone où elles sont situées. Le vétérinaire peut alors suggérer une intervention chirurgicale destinée à bloquer l’articulation. En effet, bien qu’étant assujettis à des périodes de repos, parfois couplé à un protocole de soins, certains chevaux vont avoir besoin d’une immobilisation complète ou partielle de certaines articulations touchées par une tare dure. Cette méthode s’appelle l’arthrodèse. Elle est également employée en médecine humaine pour de nombreux problèmes vertébraux.

L’enjeu principal dans le traitement d’une tare dure reste surtout de limiter l’extension des lésions sur les ligaments, et autres tendons. En fonction bien entendu de la localisation précise de la tare, et des risques périphériques.

Peut-on éviter l’apparition de tares dures chez le cheval ?

Au regard des origines possibles pouvant expliquer la présence de tares dures chez le cheval, le moyen le plus efficace si l’on souhaite échapper à ce genre de problème, reste la prévention. À ce propos, les principales causes pouvant occasionner l’apparition de tares dures sont les suivantes : une origine fonctionnelle, qui à la suite d’un travail trop important et / ou débuté trop tôt (cheval en pleine croissance) va provoquer des désordres osseux. L’arthrose aussi peut expliquer une déformation plus ou moins importante de différents endroits. Fatalement, si un cheval est carencé il aura davantage de probabilités de développer des ennuis squelettiques. Cela peut entre autre éclaircir sur la présence d’une ou plusieurs tares dures. Les chevaux naturellement mal conformés - on évoquait plus haut des défauts d’aplombs - peuvent aussi être sujets à ce genre de problème. Enfin, traumatismes et plaies divers (si complications) peuvent avoir une incidence non négligeable après la phase de cicatrisation.

 

Ainsi, pour en revenir au principe de précaution, l’anticipation à plusieurs niveaux pourra limiter la naissance d’une tare dure. D’un point de vue technique : bien choisir les sols de travail et organiser correctement l’activité du cheval, afin de ne pas le surexploiter physiquement. Limiter les éventuels accidents en associant des chevaux aux tempéraments “gentils” dans un pré ou un paddock, et en protégeant correctement les membres du cheval au travail ou lors de transports. Être vigilant aux aplombs, grâce à une ferrure parfaitement adaptée. Faire preuve d’attention au moindre bobo, afin de ne pas constater de dommages collatéraux (plaie mal soignée, qui risque de s’infecter et de léser une articulation, hématome profond ou autre…).


Votre cheval a une tarde dure ? Comment avez vous pris le problème en main, et quels traitements vous ont été conseillés ? Avez vous des conseils à témoigner afin d’éclairer sur cette pathologie commune et rare à la fois ?

 

Article proposé par ALJ - Distri'Horse33® - ©Tous droits réservés

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